Les enjeux sanitaires de la qualité de l’air d’aujourd’hui

La thématique air a fait un bond ces 5 dernières années, non pas que la problématique se soit aggravée mais le nombre d’articles sur le sujet est en nette hausse, tout comme le nombre de sollicitations de la part des particuliers comme des collectivités.

D’un point de vue sanitaire, la pollution atmosphérique, qu’elle soit d’ordre chimique ou biologique, est à l’origine de diverses pathologies :
– Maladies respiratoires et cardiovasculaires ;
– Asthmes, allergies, conjonctivites ;
– Cancers, maladies hépatiques ;
– Infertilité.

Plusieurs études tendent à montrer que ces pathologies touchent de plus en plus de personnes au fil des années. A titre d’exemple, les allergies touchaient 8 % de la population française en 1980, puis le double en 2014 (ANSES), dont près d’un jeune adulte sur trois.

Signe qu’aucun territoire n’est épargné, ce sont plus de 500 visites effectuées par des Conseillères Médicales en Environnement Intérieur (CMEI) qui sont dénombrées chaque année à l’échelle de la grande région. Ces interventions, possibles que sur prescription médicale, sont essentiellement mises en œuvre pour des cas d’allergies ou de problèmes respiratoires. Par ailleurs, l’Observatoire Régional de la Santé estime à 122 000 le nombre de personnes prises en charge en 2014 pour une maladie respiratoire chronique (soient plus de 4 % de la population).

Si certains aspects de la qualité de l’air ne touchent qu’une partie de la population, tel le radon qui est responsable d’une centaine de morts chaque année en Franche-Comté, d’autres peuvent concerner l’ensemble de la population. C’est le cas de l’ozone, auquel 100 % des bourguignons-franc-comtois sont exposés à des concentrations d’ozone supérieurs au seuil recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

La végétation n’est pas en reste, puisque ce polluant peut affecter certaines espèces, allant jusqu’à des pertes de rendements sur les cultures, donc des impacts économiques.